03 octobre 2020 – « Les plantes pour faire face aux tracas de l’hiver et du froid »

Rhume, toux… les plantes peuvent vous accompagner pour traverser l’hiver sans son cortège d’infections.

Un peu d’anatomie-physiologie sur les défenses immunitaires

Le système immunitaire a pour objet d’assurer l’équilibre global (homéostasie) des fonctions du corps et défend notre territoire en identifiant les agents étrangers pathogènes et en les détruisant.

L’immunité se met en place après un contact avec un agent infectieux en 2 étapes qui s’enchaînent quand la 1ère phase n’a pas suffi.

Phase 1 : Immunité innée : Action rapide et immédiate, localisée et non spécifique, avec une réaction inflammatoire de défense et mobilisation de cellules de défense non spécifiques pour détruire l’agent pathogène.

Phase 2 : Immunité adaptative : si et seulement si, la défense par l’immunité innée n’a pas suffi, l’immunité adaptative se déclenche au bout de 4 jours (action retardée). Elle est générale, systémique et génère des cellules de défense spécifiques pour chaque agent pathogène.

Déjà en 1er lieu, quelques gestes quotidiens et une alimentation de produits sains, de saison, peuvent permettre de limiter les contagions et aider à soutenir notre immunité.

Puis certaines plantes, comme l’Echinacée, par exemple sous forme d’Extrait Fluide Glycériné peuvent aider à stimuler notre système immunitaire non spécifique.

Par ailleurs, c’est plus particulièrement pour leurs effets anti-infectieux que les Huiles Essentielles ont d’abord été utilisées. Ce sont les Huiles Essentielles à base de phénols et aldéhydes aromatiques qui possèdent les meilleures activités anti-infectieuses et surtout antibactériennes, et immunostimulantes.

Pathologies hivernales

On parle ici de pathologies infectieuses, c’est-à-dire générées par des virus ou des bactéries qui sévissent en cas d’épisodes froids et humides, alternant avec des périodes de redoux.

Dans l’arbre respiratoire, l’infection entraîne dans un 1er temps une inflammation avec, selon la localisation, plus ou moins d’écoulement muqueux liquide qui peut devenir épais et purulent dans un 2ème temps, en cas de surinfection. La fréquence de ces pathologies est amplifiée chez les enfants à cause du système immunitaire pas complétement mature mais aussi pour des raisons anatomiques.

C’est le type d’infection, bactéries ou virus, qui permet d’orienter le choix des plantes en fonction de leurs propriétés anti-infectieuses. Des plantes plus spécifiques des symptômes caractéristiques de la pathologie peuvent les compléter.

Par exemple pour le Rhume on peut choisir de se faire des tisanes de Thym, et le Coquelicot est utilisé pour les problèmes de gorges ou de toux, en Extrait Fluide Glycériné ou en sirop.

Parmi les Huiles Essentielles, certaines contiennent de l’eucalyptol (1.8 cinéole) comme composé majoritaire par exemple qui leur confère des propriétés plus antivirales, et expectorantes utiles en cas de toux grasse. D’autres sont proposées pour une activité plus antibactérienne et antimycosique.

Beaucoup plus doux que les huiles essentielles, certains hydrolats peuvent être plus particulièrement recommandés pour stimuler les défenses naturelles des enfants ou dégager les voies respiratoires des tout-petits.