11 janvier 2020 – « Comment les plantes peuvent soutenir notre système digestif ? »

Après les fêtes, estomac, foie, intestin… notre système digestif appréciera qu’on prenne enfin soin de lui avec des plantes.

Physio-pathologie de la bouche et de l’estomac

Dans la bouche, la mauvaise haleine ou les aphtes peuvent éventuellement être atténués par des Huiles Essentielles, des Hydrolats ou des Tisanes, selon le cas.

Pour l’estomac, sa principale qualité est aussi son problème essentiel : son acidité infernale. Et quand cette acidité n’est plus contenue ça brûle au niveau de l’œsophage ou ça donne des gastrites, des ulcères que des plantes comme la Réglisse, par exemple, peuvent aider à soulager.

D’autres troubles résultent d’une accumulation d’un excès de gaz dans la partie digestive supérieure, on parle d’aérophagie. Lorsqu’il siège dans sa partie basse (l’intestin), on évoque plutôt des ballonnements. L’air accumulé dans le tube digestif cherche à sortir, soit par le haut(rots) en cas d’aérophagie, soit par le bas (pets) en cas de ballonnements intestinaux. La Menthe poivrée et les plantes carminatives interviennent pour modérer l’émission excessive de ces gaz.

 

Le foie

Le foie est une usine de recyclage des substances nutritives et de traitements des déchets incroyablement perfectionnée. Il intervient dans la digestion mais aussi dans de nombreuses autres régulations métaboliques. Il fabrique la bile qui joue un rôle capital dans la digestion des graisses et permet également la détoxification de l’organisme.

Ses atteintes sont multiples et perturbent parfois gravement la santé du corps humain.

La « crise de foie » reste le dysfonctionnement le plus courant et peut s’exprimer de façon plus ou moins violente. Il s’agit le plus souvent d’une indigestion après un repas lourd, mais, il arrive que l’on se sente dans le même état alors même que l’on n’a pas l’impression d’avoir commis beaucoup d’écarts.

Les plantes hépato-protectrices, cholérétiques (qui stimulent la fabrication de la bile) ou cholagogues (qui permettent la vidange de la vésicule biliaire), en association en tisane ou en Extrait Fluide ont alors toute leur place pour soutenir ces difficultés hépatiques.

 

L’intestin :  ce mal aimé de la digestion … et pourtant 2ème cerveau…

De l’intestin grêle, infiniment morcelé pour augmenter sa surface d’absorption, au côlon (gros intestin), hôte de notre imposante flore intestinale (1014 bactéries), l’intestin et ses fonctions peuvent se révéler plus complexes qu’il n’y paraît.

 

La constipation tout le monde ou presque connaît. Il est préférable d’utiliser en 1ère intention des plantes adoucissantes avec des mucilages naturels qui permet un effet laxatif de lest, purement mécanique et sans effet d’accoutumance. De même, les plantes laxatives sucrées agissent en douceur, par action osmotique par appel d’eau dans la lumière intestinale. Certaines plantes encore, renfermant des dérivés anthracéniques possèdent des effets laxatifs plus puissants ou même purgatifs plus ou moins violents, mais l’usage de ces plantes devra toujours se faire avec prudence et sur de très courtes périodes.

 

La diarrhée peut résulter d’un stress important, d’une cause infectieuse ou d’un déséquilibre de la flore intestinale, par exemple après un traitement antibiotique. Une tisane avec une association de plantes astringentes et de plantes antispasmodiques, permet de freiner l’écoulement des selles tout en participant à la réhydratation.

 

Pour soulager les douleurs d’une colite, on peut proposer l’association de plantes anti-inflammatoires, avec des plantes antispasmodiques et carminatives, en rajoutant une action adoucissante.